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Sylvain Tillant, photographe amateur passionné des autres et des grands espaces

De l'émotion et un sentiment de liberté dans ses clichés

Sylvain Tillant, passionné de photo, présentait pourla première fois quelques-uns de ses clichés à la Maison des arts et loisirs deLaon en janvier 2015, lors de l'exposition du club photo le "ZoomLaonnois". Une exposition qu'accueillera le Village de la photod'Aulnois-sous-Laon le 17 mai prochain. Bienvenue dans son univers...



Quels clichés avez-vous présenté en janvier 2015 lors de l'exposition du "Zoom Laonnois" à Laon, sur le thème de "L'eau dans tous ses états"?

Il s'agissait tout d'abord d'entrer dans un cadre tout en trouvant quelque chose de sympathique à réaliser. Physique, symbolique, il y a tout un tas de façons de voir les choses avec un thème comme celui-là. J'ai donc choisi l'élément liquide et joué sur les couleurs. Je me suis inspiré du deuxième principe de la théorie thermodynamique. Je pars d'une ondulation crée par des gouttes d'eau qui en augmentant multiplie le désordre au niveau du graphisme et les couleurs, qui se mélangent.


Quel genre de photo faites-vous? Par quoi ou par qui êtes-vous intéressé?

L'idée de transmettre un maximum d'émotion dans un espace confiné, à travers l'image, m'intéresse. J'aime les portraits qui n'ont pas besoin d'explication. En disant cela je pense à cette magnifique série de portraits de Raymond Depardon sur les paysans. Je m'intéresse aussi aux grands espaces, comme par exemple à la montagne et au sentiment de liberté et d'immensité que l'on peut éprouver.


D'où vient cette passion pour la photo?

Lorsque j'étais enfant mon père s'occupait d'un labo photo dans une association. J'ai assisté au développement de films dans la chambre noire. Ces souvenirs, la révélation de la photo, les odeurs : je pense que c'est de là que me vient la passion pour la photo. A 17 ans j'ai tenu mon premier appareil. C'était un argentique que j'ai d'abord utilisé, seul, en rando et pour les vacances.

Puis, en 2003, j'ai fait l'acquisition d'un compact numérique avec beaucoup d'automatismes. En 2007, j'ai acheté mon premier reflex numérique, travaillé en manuel. Ça permet d'être plus créatif, on peut changer les objectifs. Je ne voulais plus me limiter aux souvenirs de vacances mais pouvoir montrer mes photos, en être content et qu'elles soient assez belles pour les accrocher. Je ne l'ai jamais fait, même chez moi avant l'exposition du Zoom Laonnois, je n'en ai jamais vraiment été tout à fait satisfait.


Avez-vous des modèles?

Raymond Depardon, le photographe humaniste Willy Ronis, le photographe de montagne Pierre Tairraz. J'aime aussi Sacha Goldberger pour sa série de photos "Mamika" sur sa grand-mère-super-héroïne ; Cédric Delsaux pour Dark Lens pour son interprétation de l'univers de Star Wars ou bien encore Eric Laforgue. J'admire leur travail.

Quels sont vos objectifs, vos projets?

Quand je serai vraiment bon en photo j'aimerai travailler en post-production. La photo se travaille avant la prise de vue, pendant mais il y a aussi toute la phase de développement, le travail sur informatique avec la balance des blancs ou encore sur logiciel d'édition. Et puis la finition : trouver le bon papier et la bonne imprimante. J'aimerai réussir un portrait d'où on ne peut décoller les yeux.

Je me passionne aussi pour la bande dessinée,où l'image parle d'elle-même. J'aimerai réussir à reproduire le cadrage BD.

Puis je souhaiterai revenir à l'argentique en sachant mieux utiliser le boîtier. On a une qualité de film impressionnante. J'aimerai apprendre à le développer.


Qu'est-ce qu'une belle photo pour vous? Que faut-il maîtriser pour arriver à un beau résultat?

C'est une photo qui attire le regard, forcément. Qui fait que l'on reste dessus, qu'on y est ancré, attiré par un regard, la lumière, un animal... Avec de l'émotion c'est le summum. En même temps, c'est aussi une histoire de goût : certains aiment les images conceptuelles, en noir et blanc, macro ou les paysages vastes.

Quoiqu'il en soit il faut bien entendu aimer faire de la photo, avoir une culture de la photo, il y a aussi de la technique. Mieux vaut être curieux, observateur, prendre le temps, avoir de la patience et être persévérant. On peut débuter avec un téléphone portable, puis passer au compact, au bridge reflex et au reflex.

L'intérêt d'être membre d'un club photo comme le "Zoom Laonnois" c'est de pouvoir partager une passion, d'échanger, de s'enrichir des connaissances des uns et des autres, de multiplier aussi les regards, les visions des choses.

Tmavision



  • Publié le 04/05/15

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